nos engagements
En créant l'ASBL Adama Lom, Euro Center a décidé d’aider la région de Keur Massouka, un village, une petite parcelle de brousse, jusque là anonyme et presque oubliée, au cœur du Sénégal. Enseigner, soigner, irriguer, cultiver, aider Keur Massouka c’est initier plusieurs micro-projets, tisser des relations intimes avec ses habitants, impliquer la collectivité.
Qui est Adama Lom ?
Adama Lom est maître d’école et directeur de la petite école de N’gueringe, à quelques kilomètres de Keur Massouka. Il est à la fois notre meilleur guide de la culture sénégalaise que nous entendons respecter dans notre approche et nos actions, mais aussi l’homme et l’ami à qui nous donnons, avec une confiance indéfectible, l’entière responsabilité de l’exécution et la supervision de nos projets. Signe et témoin de cette confiance mutuelle, l'ASBL porte son nom.
L’éducation
Construire une classe d’école fut le premier projet de l'ASBL Adama Lom. Bien sûr, l’école et son équipement en mobilier puis en cahier et crayon rencontrent le premier besoin évident d’infrastructures d’enseignement. Mais elle est aussi le symbole d’une volonté farouche d’apprendre, de se développer et de s’ouvrir au monde par l’éducation.
La santé
A Keur Massouka, l'ASBL a financé la construction d’un poste de santé-maternité, et assuré sa mise en route grâce au soutien du Centre Hospitalier Régional de Namur et d’une équipe de médecins, pédiatres, gynécologues et infirmières. Pour des dizaines de petits villages avoisinant, pour des milliers d’habitants, le poste de santé-maternité de Keur Massouka signifie moins de kilomètres à pied ou en charrette pour accoucher dans de bonnes conditions, une consultation médicale régulière, un accès à des soins de meilleure qualité, une pharmacie.
L’eau
L’eau, vecteur de développement. De l’eau pour alimenter la maternité. De l’eau à acheminer en divers points du village et ainsi éviter les longs et pénibles voyages des femmes jusqu’au seul puits, chargées de lourds bassins sur la tête. De l’eau pour irriguer la terre et développer la culture maraîchère. A Keur Massouka, disposer d’eau est fondamental.
Et aujourd’hui ?
Aujourd’hui, le poste de santé est opérationnel. Le puits est creusé, l’eau est accessible. Tout n’est pas terminé pour autant : il faut pomper l’eau, l’acheminer dans la maternité, développer le plan d’irrigation. L’eau, gérée par la collectivité, signifie un nouvel élan, l’accession de tout le village à de meilleures conditions de vie, mais également favorise le développement d’une micro-économie par le développement des cultures.
Comment fonctionne l'ASBL Adama Lom ?
l'ASBL Adama Lom est une asbl de droit belge entièrement et totalement gérée par des bénévoles.
Trois grandes étapes forment la trame générale de ses principes de fonctionnement :
- avec la population, écouter les besoins et définir le projet;
- en Belgique, rassembler les fonds nécessaires;
- avec la main d’œuvre locale et le recours éventuel à une expertise extérieure (médecins, ingénieurs agronomes, ..) former les acteurs locaux, démarrer le projet, l’accompagner pour le rendre autonome.
l'ASBL finance tous ses projets par les cotisations de ses membres, l’organisation de manifestations, et par l’appel au mécénat et au sponsoring privés. Elle ne prélève sur ces apports aucun frais de structure : aucun frais de secrétariat, de gestion, d’administration ne sont financés par l'ASBL.
Le Sénégal
Bien calé entre la Mauritanie au nord, le Mali à l’est, les Guinées et Guinées-Bissau au sud, le Sénégal fait largement face au grand large : il dessine 700 kilomètres de côtes sablonneuses à la pointe extrême occidentale de l’Afrique.
Situé dans la zone intertropicale, le pays, toujours chaud, offre un visage souvent fort dépouillé. Le Sahel y avance de plusieurs kilomètres par an. Seuls, les baobabs comme figés sur place, et de rares épineux lui résistent. Il faut attendre la saison des pluies pour que ce désert de sable jaune que le vent s’amuse à faire tourbillonner autour d’acacias rabougris, se couvre d’une herbe presque invisible.
Sans l’aide internationale, le Sénégal, comme la plupart des pays d’Afrique noire, ne pourrait survivre. Ces ressources naturelles sont modestes, et la sécheresse menace toujours sa terre. “L’agriculture ne peut reposer que sur une réelle maîtrise de l’eau” disait le président Abbou Diouf. Malgré une volonté déclarée de diversification, la création de barrages sur le fleuve Sénégal, l’apparition de coopératives paysannes, cette agriculture ne réussit pas à nourrir toute la population. L’élevage, pour sa part, constitue la plus grande richesse du Ferlo, au centre. Zébus, moutons et chèvres demeurent, hélas, à la merci des fortes sécheresses qui frappent parfois le Sénégal.











